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« Partir c’est mourir un peu ». Je vous déconseille fortement la démission comme point de départ de votre négociation, à moins d’avoir auparavant trouvé le job de votre vie, deux fois mieux payé, auquel cas vous n’avez pas besoin de lire la suite de cet ouvrage.
La démission vous prive du droit de toucher les allocations ASSEDIC (hormis quelques cas très particuliers et marginaux). C’est donc renoncer à toucher chaque mois environ 70% de votre salaire net, sans compter les autres avantages du PARE (Plan d’aide au retour à l’emploi).
La démission, si elle est demandée par vous, vous prive d’arguments de négociation avec votre employeur. En effet, les annales des entreprises sont pleines de cas où des employés poussés à bout donnent leur démission, et partent sans rien.
Il arrive que dans la pratique la démission soit demandée par l’employeur. Cette démarche permettra à un cadre ou employé de « garder la face », tout en négociant avant son départ une indemnité. Attention, légalement rien n’oblige l’employeur d’accorder des indemnités dans le cadre d’une démission.
Certaines démissions peuvent être assimilées par les tribunaux à des licenciements. Lorsque l’employeur rend impossible la poursuite du travail, ou lorsqu’il contraint le salarié à démissionner, celui-ci peut demander à faire requalifier sa démission en licenciement.
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Sachez que si vous avez donné votre démission sous le coup de la colère lors d’un conflit avec votre chef, il n’est pas trop tard pour revenir en arrière. En effet, le Code du Travail précise qu’une démission doit être dûment réfléchie par l’employé, faute de quoi un retour au poste est envisageable dans un délai raisonnable. Bref, si vous avez fait une bêtise, réparez-la vite ! |